« Guérir quelquefois, soulager souvent, consoler toujours. »
Ambroise Paré (1510 – 20 décembre 1590) a traversé son siècle au rythme des conflits. D’origine modeste, il a œuvré notamment comme chirurgien sur les champs de bataille.
 

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À l’orée de sa carrière, Ambroise Paré fut marmiton (apprenti cuisinier) chez le comte de Laval avant que son barbier ne le prenne comme apprenti. Jadis les barbiers faisaient office de chirurgiens. L’utilisation des armes à feu conduisait à de nouvelles plaies, cautérisées au fer rouge… au risque de tuer le blessé.

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Pour palier au problème, il mit au point la ligature des artères à la place de la cautérisation. Des idées nouvelles pas forcément vues d’un bon œil. En 1542, il soigna avec succès le maréchal de Brissac. Il entra alors au service du roi de Navarre, et puis du roi de France Henri II, en 1552.

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Il en profita pour exprimer ses techniques par écrit, mettant ainsi les bases de la chirurgie moderne. Loin de s’arrêter en si bon chemin, il remarqua que les asticots pouvaient aider à la guérison des plaies, en se nourrissant des chairs mortes. La gangrène causait alors bien des morts.

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Très embryonnaire, on a tout de même plusieurs exemples de prothèses dans l’ouvrage « Les œuvres de M. Ambroise Paré : avec les figures & portraicts tant de l’anatomie que des instruments de chirurgie, & de plusieurs monstres. »(cf. figure ci-dessous)

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Après tant de vies sauvées, on se permettra alors de terminer avec cet échange apocryphe avec le roi Charles IX :
« J’espère bien que tu vas mieux soigner les rois que les pauvres ?
– Non sire, c’est impossible.
– Pourquoi ?
– Parce que je soigne les pauvres comme les rois.

Pour aller plus loin

Figures & portraicts tant de l’anatomie que des instruments de chirurgie, & de plusieurs monstres  : c.bnf.fr/MjL (via Gallica)
La médecine à la Renaissance : Et évolution des connaissances, de la pensée médicale du quatorzième au dix-neuvième siècle en Europe, ouvrage de Roger Teyssou