La nudité à l’épreuve du temps

David

La nudité à l'épreuve du temps

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Le tableau en tête de l'article, signé Gustave Courbet (1819 - 1877), est intitulé « Les Deux Amies » (1866). Si la représentation de la nudité dans l'art a souvent été considérée comme une offense aux bonnes mœurs, cela ne s'applique désormais plus en Occident.

L’acceptation du nu dans l’art a évolué au fil du temps. Dans les cultures anciennes, la nudité était souvent considérée comme naturelle et non sexuelle. Les statues et les peintures de nus étaient donc courantes, bien loin d’être imaginées comme offensantes.

Les sculptures grecques et romaines de nus (athlètes, des dieux et des déesses) sont parmi les œuvres d'art les plus célèbres au monde. Leurs représentations ont, elles aussi, évoluées. Au Ve s. av. J.-C, ces idéalisations du corps marqueront durablement l'Occident.

Au Moyen Âge, la nudité a commencé à être considérée comme plus indécente, signe de honte et de péché. Il existe cependant des contre-exemples (martyrs, représentations bien précises, etc) Cependant, la nudité dans l’art a commencé à être réellement réhabilitée à la Renaissance.

Cependant, il existe une différence entre le nu académique et le nu réaliste. Le nu académique est une représentation idéalisée du corps humain. Le nu réaliste, quant à lui, est une représentation plus fidèle du corps humain. Au XIXe siècle, cette distinction s'étiole. Par exemple, la peinture "Le Déjeuner sur l'herbe" d'Édouard Manet a été considérée comme scandaleuse lors de sa première exposition en 1863. Elle dépeint deux hommes habillés en compagnie d'une femme nue.

Une autre peinture controversée est “L’Origine du monde” de Gustave Courbet. Cette peinture représente un gros plan du sexe féminin, ce qui était considéré comme obscène à l’époque.


Dans de nombreux cas, les œuvres d’art représentant la nudité ont été censurées ou même détruites. Par exemple, la statue et peintures de Michel-Ange a été recouverte d’un feuille de vigne pendant des siècles.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la représentation dans l’espace public a souvent été controversée, comme en témoigne les photographies issues de la collection “Un Regard Oblique” de Robert Doisneau en 1948. Le photographe s’étant caché dans la vitrine.

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