Les prothèses artificielles

David

Prothèses artificielles

En avance sur son temps

Avant le terrible conflit de la Première Guerre mondiale, les prothèses de James Gillingham (1839–1924) ont été précurseures dans le domaine de la reconstruction des membres artificiels. Sa carrière de prothésiste a commencé en 1865 lorsqu’il a produit un bras artificiel pour un artilleur local. Méticuleux, les doigts articulés étaient uniquement du bois sculpté et des broches cachées. Simple mais efficace.
 
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En 1910, il avait rendu une mobilité convenable à plus de 15 000 patients. 

 

Dans un article publié en 1966, le journal médical “The Lancet” a décrit ses prothèses comme “solides, légères et durables” La Première Guerre mondiale a notamment accru la demande de prothèses.

 

Bien que les doigts eux-mêmes ne soient pas particulièrement pratiques, ils “étaient d’une facture exquise… et ont redonné un sentiment de normalité à leurs utilisateurs, en particulier aux femmes, et leur ont rendu leur apparence, comme l’a écrit Jane French, de North Petherton, en 1880 : Je peux maintenant aller à l’église le dimanche et tenir mes livres sans couvrir mon bras comme auparavant” (extrait de l’article “Un homme en avance sur son temps”).

 

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Prothèses en 1921

Film restauré et colorisé. Archives British Pathé : https://britishpathe.com/asset/48860/

Les prothèses, vieilles de plusieurs siècles

Les terribles blessures subies sur les champs de bataille en Europe aux XVIe et XVIIe siècles ont conduit à l’élaboration de ces prothèses.

Ces prothèses étaient généralement fabriquées par des armuriers et les doigts mobiles de ce membre mécanique peuvent se verrouiller pour permettre à un soldat de saisir les rênes d’un cheval ou son épée.

Un métier en devenir

Les blessures par balle et par flèche, les fractures et les luxations, les brûlures et les entailles sont traitées par les “chirurgiens” qui accompagnent les campagnes militaires. Cependant, les services médicaux n’étaient pas organisés de manière centralisée.

Certains chirurgiens qui ont publié des livres ou des traités sur leur profession avaient recueilli leurs informations sur les champs de bataille de leur époque. Parmi eux, citons Ambroise Paré qui a publié en ouvrage sur la question à la fin du XVIe s. et John Woodall en 1617.

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« Guérir quelquefois, soulager souvent, consoler toujours. »

Ambroise Paré était un chirurgien sous François Ier, au service des généraux qui commandaient l’infanterie de l’armée française. Outre la description de nouvelles méthodes de traitement et de techniques opératoires révolutionnaires, il a également représenté des mains mécaniques.

Au XVIe siècle, si les prothèses étaient généralement fabriquées par des armuriers, certaines étaient réalisées en collaboration avec des serruriers ou des horlogers.



On retrouve néanmoins la fabrication de membres artificiels depuis l'Antiquité - Pline l'Ancien mentionne un noble romain qui a combattu lors de la deuxième guerre punique (218 à 201 av. J.-C.) avec une main, dit-il, en fer.

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