Mugshots de Sydney

David

Mugshots de Sydney

Photographies d'identité judiciaire des années 1920 et 1930

Ces archives de la police montrent les criminels de Sydney dans les années 1920. Si ces mugshots sont sans équivoque, ils dévoilent aussi un autre fait masqué : le difficile retour des soldats de la Première Guerre mondiale dans la vie civile.

Bras croisés dans des poses nonchalantes, les regards goguenards ou éteints se mêlent dans une étrange confusion quant à l’audace des prévenus.

Sont-ils des criminels endurcis ou de pauvres hères ? Les voilà immortalisés en noir et blanc devant nos propres interrogations.

Après le bouleversement de la Première Guerre mondiale, de nombreux soldats ont eu des difficultés à reprendre leurs anciennes occupations et à  s’adapter à la vie civile. Pour joindre les deux bouts, certains d’entre eux se sont tournés vers le crime.

 

 

« Ils étaient incertains, pleins de ressentiment et quelque peu mal à l’aise. Ils l’ont caché en feignant un soulagement élaboré d’être hors de l’armée […] Pourtant, en réalité, ils se seraient sentis plus à l’aise dans une prison que dans cette liberté nouvelle et incontestable. »

Citation tirée de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald

1er Mai 1922.

Pour autant, rien n’est aussi simple. Les  anciens militaires bénéficiaient d’un traitement préférentiel dans la communauté en reconnaissance de leur service et de leur sacrifice, et la police et les tribunaux faisaient souvent preuve d’indulgence.

Des criminels sournois, dont beaucoup ne s’étaient pas enrôlés, ont profité  de la bonne volonté du public avec des escroqueries impliquant des médailles volées et de fausses histoires d’héroïsme.

L’attrait de l’argent facile provenant du commerce illicite de l’alcool, de la drogue et du jeu a encouragé la formation de nouveaux gangs criminels. Une rivalité féroce entre les groupes a déclenché de violents combats dans les rues. Des gangs d'autres villes, notamment de Melbourne, ont tenté de s'introduire sur la scène de Sydney, mais ont été fortement repoussés par les gangsters et la police. Des groupes criminels internationaux ont également été attirés par Sydney.

Parmi ces visages scarifiés et implacables, des femmes ont également la vedette. L'une d'entre elles est la célèbre Ada McGuinness, qui était autrefois décrite comme « la femme la plus maléfique de Sydney ».




McGuinness et sa fille Hazel McGuinness ont été arrêtées et incarcérées au poste de police central en juillet 1929 et reconnues coupables de possession et de la vente de cocaïne. Les femmes sont ainsi présentes, souvent dans actions plus perfides comme l’empoisonnement.

Une innovation technique va se mêler au crime : l’automobile.

D’abord considéré comme un délit mineur, les tribunaux sont venus à traiter le vol de voiture comme un délit grave, mettant en danger la sécurité publique et détruisant des propriétés privées.

Alors que le nombre de voitures à Sydney passait de 33 000 en 1921 à 127 000 en 1926, les infractions routières ont fini par accaparer une part croissante du temps déjà très long des forces de police.

Mugshots de Sydney

Photographies d’identité judiciaire des années 1920 et 1930

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